mercredi 2 mai 2018

[Track of The Day] Eels - The Deconstruction

Eels, c'est un concert raté au Transbordeur de Lyon. Pourquoi l'avais-je raté en avril 1997 ? Je ne sais plus trop, et pourtant, que j'ai pu écouter 'Beautiful Freak' à sa sortie, que j'ai pu être hypnotisé par sa pochette. Et peut-être que l'avoir manqué sur scène à l'époque a brisé le lien que j'avais commencé à tisser avec lui.

Car au contraire de beaucoup de gens de ma génération, je n'ai suivi qu'en pointillé la carrière discographique de Eels, sans pourtant jamais être déçu quand je retombais sur notre homme. Son dernier album ('The Cautionary Tales Of Mark Oliver Everett' en 2014) était d'ailleurs brillant à plusieurs égards.

'The Deconstruction' continue certes de ne pas surprendre (mais lui demande t-on ceci ?), même s'il a quelques élans qui rappellent Lee Hazelwood (You Are The Shinning Light). Et si l'album est trop dispersé pour totalement - me - convaincre, il n'empêche que Eels a toujours ce petit truc qui en font un des auteurs des plus passionnants, rendant la moindre mélodie plus belle que si elle avait été jouée et chantée par un autre. La preuve avec The Deconstruction, la chanson titre et sa production aux faux-airs hip-hop.

Album : The Deconstruction
Année : 2018
Label : E Works


En écoute dans les playlists Spotify et Deezer à gauche

En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), The Deconstruction de Eels est également en écoute ci-dessous :



Enfin, Bone Dry, premier single de 'The Deconstruction' de Eels, est également à l'écoute ici, via son clip, très MediEvil dans l'esprit :



vendredi 30 mars 2018

[Track of The Day] The Gallant Club - Dear Lost Kingdom

Échappé de Gulcher, Alexander Faem a repris depuis sa route en solo, qu'il arpente depuis des années déjà.
Lors de la sortie de son 'O'Cangaceiro' (2015) chez Without My Hat Records, il avait découvert une bande de jeunes talentueuse, dont il avait fait son groupe de scène. Des jeunes qui convenaient parfaitement à « l’ancien » qu'il est et avec qui il pouvait donner plus que jamais corps à ses compositions.

C'est de cette association qu'est né ce nouveau projet, The Gallant Club, où Alexander Faem s'associe à Clément Juttel pour présenter '10 Great Shower Songs' ; un album qui fait cohabiter amoureusement guitare, basse et synthés.

Naviguant entre New Order, Pet Shop Boys (Dear Lost Kingdom), Bloc Party (Let's Play) voire les Magnetic Fields de Stephin Merrit, entièrement chanté en anglais (le fameux french-accent restant discret), '10 Great Shower Songs' est en tout cas un album résolument efficace (on peut dénombrer quatre tubes potentiels). Et qui ne devrait être que la première pierre, The Gallant Club ayant déjà de la suite dans les idées.

Album : Ten Great Shower Songs
Année : 2018
Label : Chantage


En écoute dans les playlists Spotify et Deezer à gauche

En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Dear Lost Kingdom de The Gallant Club est également en écoute ci-dessous :



Autres chanson tirées de ce 'Ten Great Shower Songs' de The Gallant Club, voilà Let's Play et What You See :





Pour finir, le bien joli clip de Dear Lost Kingdom de The Gallant Club :



jeudi 29 mars 2018

[Track of The Day] Donald Pierre - (Elle est partie) Ma Panthère

Alors qu’on est sans nouvelle d’Aline depuis 'La Vie Electrique' (2015), Romain Guerret reprend son envol en solo, cette fois sous le nom de Donald Pierre. « Reprend son envol » oui, car il avait sorti en 2007 sous le nom Dondolo un épatant premier album nommé 'Dondolisme' (réédité en 2015 par Gonzaï Records) avant de créer Young Michelin, vite devenu Aline à la suite d'un différend avec la marque au Bibendum.

Avant des choses sans doute plus conséquentes, c’est un premier single qu’il délivre, au format face-A/face-B dont (Elle est partie) Ma Panthère est la face lumineuse et tubesque.

Moins « bip, boum, clic, bloum, bloum » et Houellebecq-ien que lors de ses aventures Dondolonienne, (Elle est partie) Ma Panthère est marquée par la variété des années 80. Donald Pierre alterne entre chant (le refrain) et talk-over (les couplets, où il arrive à placer le mot « épicanthus », sans doute une première dans l'histoire de la chanson française). Et bien que plus synthétique, on retrouve ici le charme des productions d'Aline, ses mélodies et ses belles guitares.

Album : (Elle est partie) Ma Panthère
Année : 2018
Label : Absolute Management

Acheter


En écoute dans les playlists Spotify et Deezer à gauche

En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), (Elle est partie) Ma Panthère de Donald Pierre est en écoute via son clip ci-dessous :



mercredi 28 mars 2018

[Track of The Day] Tunng - Flatland

Disparu des radars depuis 2013 après un 'Turbines' sans intérêt et loin de la magie des deux premiers albums, les auteurs de Bullets ont décidé de relancer la machine Tunng ; et au complet s'il vous plaît.

Le premier extrait de ces retrouvailles s'appelle Flatland et est prometteur, retrouvant cette folktronica qu'ils affectionnaient tant. Remplie de petits détails, de sonorités organiques qui leur semblent propres, et de jolis mélanges de voix, il s'avère même une belle surprise.
Le souci, c'est que depuis 'Comments of the Inner Chorus', Tunng ne tient pas la longueur d'un album (oui, Bullets écrasait trop 'Good Arrows' pour le rendre passionnant). Ne reste donc plus qu'à espérer que Flatland ne soit pas un coup d'épée dans l'eau. Et qu'ils aient vraiment su, à l'image de la pochette de ce single, recoller les morceaux de leur inspiration.

Album : -
Année : 2018
Label : Full Time Hobby

Acheter

En écoute dans les playlists Spotify et Deezer à gauche

En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Flatland de Tunng est également en écoute ci-dessous :


Le même Flatland de Tunng, mais dans sa version youtube :



mardi 27 mars 2018

[Track of The Day] Insecure Men - Burried in the Bleak

Encensé un peu de partout (et notamment chez nos amis anglais et d'outre atlantique), le premier album d'Insecure Men, nouveau groupe formé de Saul Ademczewski et Ben Romans-Hopcraft (respectivement ex-membres de Fat White Family et Childhood, deux groupes dont je n'ai jamais écouté la moindre production), ne me semble pas être le sauveur de la pop annoncé.

Orné d'une pochette singeant les photos des dirigeants nord-coréens, le disque est un mélange d'influences diverses et variées. Il y a de tout ici : du MGMT (Teenage Toy, I Don't Wanna Dance (With My Baby)) comme du Bill Ryder-Jones (All Women Love Me), du Mercury Rev (Burried in the Bleak), du Casiotone for the Painfully Alone voire du Empire of The Sun ; leur synth-pop va même chercher quelques influences vers Hawai sur Heathrow (où ils semblent revisiter Silent Night).
Le problème c'est que si cela tient la route, les Insecure Men n'arrivent pas vraiment à apposer leur patte, rendant l'ensemble sans véritable identité.

Versant autant dans le cheap que le travaillé, évoquant des sujets délicats, ce premier album des Insecure Men n'est sans doute pas le disque de l'année. Pour autant, il y a des choses à prendre ici. Notamment Burried in the Bleak, superbe chanson qui clôt l'affaire de fort belle manière.

NB : Ce premier album d'Insecure Men a toutefois convaincu énormément de critiques. Citons celle de Pop News et de The Quietus.

Album : Insecure Men
Année : 2018
Label : Fat Possum

Acheter


En écoute dans les playlists Spotify et Deezer à gauche

En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Burried in the Bleak de Insecure Men est également en écoute ci-dessous :


Autre chanson tirée de ce premier album d'Insecure Men, voilà Teenage Toy, leur premier single :